A la une
« Une super-fête… et une super-addition » : Selon un sondage mené une semaine après la clôture des J.O. 2010, près de 40% des Britanno-Colombiens continuent à penser qu’accueillir les Jeux d’hiver était une erreur, révèle le Globe and Mail. Au sein de ce groupe, les personnes sondées ne nient pas que l’événement ait été un succès, mais le voient comme « une super-fête… avec une super-addition ».
S’il espérait voir sa cote de popularité remonter après les Olympiades, Gordon Campbell sera déçu, commente Rod Mickelburg. Du reste, le journaliste s’interroge sur l’image négative d’un premier ministre promouvant les Olympiades alors même qu’il venait de retirer les subventions aux sports. Quoiqu’il en soit, au niveau national, moins de 20% des Canadiens partagent l’opinion des Britanno-Colombiens.
Sports
L’Olympiade du futur ? Le fondateur du Comité international paralympique estime que Jeux olympiques et Jeux paralympiques d’hiver ne devraient faire qu’un seul et même événement, rapporte le Vancouver Sun. En 1984, le Dr Steadward, qui vit actuellement à Edmonton, lançait le manifeste intitulé « Pour une restructuration du sport en faveur des athlètes handicapés » dans le but d’encourager l’intégration des personnes handicapées à la société. Les Jeux paralympiques bénéficieraient grandement, selon lui, de l’intérêt du grand public pour les Olympiades d’hiver. Ces dernières, qui exigent des moyens considérablement plus modestes que les J.O. d’été, pourraient facilement intégrer les épreuves paralympiques.
Premières nations
Le péril autochtone : Barbara Yaffe (Vancouver Sun) rapporte les propos d’un ancien colonel des Forces armées canadiennes, qui estime que les conditions sont rassemblées pour un soulèvement aborigène dans le pays. Les autochtones sont le groupe démographique dont la croissance est la plus rapide. Dans les réserves, plus de la moitié des habitants ont moins de 24 ans et moins d’un quart d’entre eux achèvent des études de 1er cycle. Selon Douglas Bland, « dans une communauté éprouvant du ressentiment, il suffit d’une situation économique ou politique donnée pour faire empirer les choses, et d’un chef capable de mobiliser le groupe pour déclencher une insurrection ». Le Canada serait particulièrement vulnérable en raison de sa dépendance vis-à-vis des Etat-Unis pour l’exportation de ses matières premières. En effet, nombre de réserves aborigènes sont proches des zones d’extraction de matières premières, et les tribus autochtones pourraient facilement interrompre les chaînes d’approvisionnement, paralysant ainsi la vie économique du pays.















